LES AMBITIONS DU PSG A LA HAUSSE !

18 avril 2011 - 14:16

Paris voit plus haut

 

Plus entreprenant, le PSG a dominé Lyon au Parc des Princes (1-0, but de Camara) et remporté un succès précieux dans la course aux places européennes. Désormais quatrième, le club de la capitale n'a qu'un point de retard sur son rival du jour et une place qualificative pour la Ligue des champions.

PARIS SG - LYON : 1-0
But : Camara (76e)

Claude Puel se plaignait la semaine dernière de voir les réputations se faire et se défaire à la vitesse du son, ou plutôt, au gré des journées. Il appliquait le propos à sa propre équipe, vaguement réintégrée dans la course au titre après son succès contre Lens (3-0). Ce dimanche, c'est le PSG qui a changé d'étiquette. En battant Lyon (1-0) dans le match au sommet de la 31e journée, le club de la capitale a laissé derrière lui cette impression, tenace il y a deux semaines, qu'il risquait d'être absorbé par le ventre mou de la compétition. Doublé de sa victoire à Caen (2-1) la semaine dernière, son succès du jour le replace aux premières loges de la lutte pour la troisième place qualificative pour la Ligue des champions. Toujours occupé par Lyon, ce strapontin n'est désormais qu'à une longueur. A sept journées de la fin, contre un rival toujours lesté par ses limites, c'est un écart dérisoire. La lutte pour le titre, en revanche, concerne toujours essentiellement Lille et Marseille. Le LOSC et l'OM possèdent respectivement six et cinq points d'avance sur l'OL.

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Paris n'a pas volé cette victoire, mais le schéma un peu foufou du seul but du match montre qu'il a tenu à pas grand chose. Zoumana Camara, dont peu de monde imaginait qu'il pouvait redevenir titulaire, a poussé le ballon dans le but de Lloris du genou gauche, accroupi, après un poteau de Giuly et un ballon gagné par Hoarau devant Lloris, à douze minutes de la fin. La course folle des Parisiens après le but disait tout de leur soulagement. Car c'est bien en première période qu'ils auraient pu et dû inscrire le but de la victoire et même potentiellement celui du break. Aux alentours de la 10e minute, Lloris avait déjà réalisé trois superbes parades et Toulalan avait sauvé devant le but vide. Hoarau (19e) et Jallet avaient manqué le cadre d'un souffle (22e). Nenê avait raté d'un rien le but de l'année en frôlant la barre d'une reprise surpuissante (34e). Le Paris-SG ne s'était pas exactement transformé en Barça de la Ligue 1. Mais sa générosité, une certaine réussite dans le jeu direct et les belles orientations de Makelele a fait de lui, ce dimanche, une équipe conquérante, décidée à se saisir de son destin.

Le seul tort de l'équipe d'Antoine Kombouaré aura été de défendre en reculant et de ne jamais opposer quelque chose qui ressemble à un pressing digne de ce nom. Contre une équipe lyonnaise si souffreteuse dans la conservation du ballon, parfois tout bonnement incapable d'aligner trois passes et contrainte à procéder par de longs ballons, il y avait certainement mieux à faire, car cette attitude a aidé Lyon à refaire surface malgré toutes ses insuffisances du moment. Un bon quart d'heure, au retour des vestiaires, aurait pu permettre à l'OL d'imposer sa griffe à la rencontre. Gomis, encore une fois l'un des meilleurs Lyonnais, mais soumis à l'impressionnante intransigeance du duo Camara - Sakho, a trouvé la barre transversale à la 50e minute et obligé Coupet au plus bel arrêt de la soirée sur une frappe lourde (57e). La sortie de Gourcuff à la pause, remplacé par Ederson, avait symbolisé la détresse de l'OL dans sa recherche inaboutie d'une cohérence technique, d'une maîtrise et d'un certain caractère. Bernard Lacombe, en regardant le match, a dû repenser à ce qu'il disait cette semaine dans les journaux, quand il comparait la gnac emballante de l'OM et celle, plus transparente de son équipe. Sur le plan technique, Marseille ne va pas mieux que l'OL, mais il a quelque chose en plus qui s'appelle le souffle. Cette fin de 31e journée, dimanche, en a apporté l'étincelante démonstration.

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